للمرة الأولى ووفاء لتعهد سابقأخده على عاتقه الطرف الذي ينظم جائزة الفن الساخر والدعابة ثم في نهاية شهر نونبر الأخير إصدار مؤلف جديد يعرف بالمتوجين الثلاثة الأوائل بهده الجائزة الثقافية ألا وهم الفنانة الاسترالية باتريسيا بيسينيني ومنشطي البرنامح التلفزي سي با سورسيي و الفنان الهلندي تيو جانسن هده المونوغرافيا تتكون من 128 صفحة وهي من الحجم المتوسط. وتضم مجموعة من المعطيات تتعلق بهؤلاء الفائزين وكدا نبذة عن الفنان والناقد الفني المغربي الذي أبدع الجائزة بالإضافة إلى مقتطفات من الدردشات التي بثها المؤلف في موقعه الالكتروني على شكل حوار بينه وبين الشخصية الهزلية بوزغيبة. ولإبعاد كل لبس عن التسمية وسوء فهم مغلوط يؤكد الفنان صاحب الجائزة أن في الأوساط القروية لمناطق الشاوية ودكالة يطلق اسم بوزغيبة على نبتة سوداء لها شعيرة واحدة غالبا ما توجد في حقول الشعيرانطلقت جائزة بوزغيبة للفكاهة سنة 2005 وتم إحداثها لتتويج القدرات الفردية أو الجماعية التي تتميز بجودة عطائها في مجال فنون الضحك والسخرية . وتشجع كل أشكال التعبير الفني الساخر في المغرب وخارجه وهي عبارة عن لوحة فنية تحمل توقيع الفنان رزاق عبد الرزاق الذي يسهر بتفاني ونكران الذات على تنظيمهاويأتي هدا الإصدار المونوغرافي أيام قليلة قبل الإعلان النهائي عن الفائز للدورة الرابعة لجائزة بوزغيبة 2008 للتذكير انه في التسعينيات صدر لنفس المؤلف كتاب بالديار الكندية تحت عنوان " بعيدا عن التصنع أقول" . وحضي بتكريم مشرف من طرف المبدعين والنقاد الكنديين
samedi 13 décembre 2008
Monographie Bouzghiba-Awards
Pour la première fois, et comme cela a été promis antérieurement, le tome-1 de la monographie consacrée aux lauréats du prix Bouzghiba de l’humour vient de paraître sous l’intitulé: Bouzghiba-Awards. Ce nouveau titre est l'occasion de faire le point sur les spécificités du prix, sa philosophie et ses objectifs suprêmes.
Avec, ses 128 pages dans lesquelles des images appropriées sont insérées pour illustrer le propos, l’ouvrage jette une lumière sur l’oeuvre des trois premiers gagnants de ce prix culturel initié par un artiste marocain (Patricia Piccinini, les animateurs du programme TV C’Est pas Sorcier et Theo Jansen). L'ouvrage retrace leur carrière avec un clin d’oeil sur l’initiateur du prix et sur son personnage fétiche monsieur Uni-Cheveu. Dans l’introduction l’auteur en rappelle les différentes péripéties et les embûches rencontrées sur le chemin.
«Pour le prix Bouzghiba de l’humour, nous avons choisi, dès son lancement en 2005, la voie épineuse, au lieu des raccourcis fainéantisés menant à l’autoglorification trompeuse, qui ajoute à l’art plus de tares qu’elle n’en retranche. Ne voulant point céder à la facilité, nous voudrions faire l’éloge de l’excellence, loin de tout tapage folklorique et de tout marchandage aliénant. Il y eut quelques petites embûches. Cependant, rien ne nous contraint d’interrompre l’aventure au milieu du chemin (...) Notre grand dessein: faire de Bouzghiba et de son prix un déclic à la réflexion, au défoulement et à l’exacerbation de la volonté de bâtir. En effet, nous ne cachons pas que nous militions pour la création au Maroc de deux musées, l’un d’une thématique sérieuse puisque cela concerne l’eau, l’autre à caractère ludique: le musée du peigne. »
L’auteur donne à lire un manifeste mettant en exergue la composante humoristique et son importance dans l’évolution sociétale. C’est dans un véritable corps à corps avec la réalité ambiante que l’auteur s’est mis à l’ouvrage avec un tempérament combatif, nourri d'un engagement constant pour les valeurs culturelles pérennes et d'une vision du monde à la fois généreuse et intransigeante.
jeudi 4 décembre 2008
Parution de la monographie sur les Bouzghiba-Awards
mercredi 5 novembre 2008
Félicitations à Obama le nouveau grand timonier ...
Fier de votre éclatante et belle victoire historique du 4 novembre 2008, j’aimerais présenter, en mon nom personnel , mes félicitations les plus chaleureuses, à vous personnellement, à votre famille et au peuple américain qui vous a soutenu massivement.
Une nouvelle Ere se profile à l’horizon. Je souhaite que l’apaisement et le dialogue des cultures en soient la quintessence.
Dans la lettre ouverte que j’avais portée à votre connaissance, via mon blog personnel (RAZAKcinema), et qui a été amplifiée par d’autres portails, je vous avais dédié cette chanson « A Change is Gonna Come », qui est un des plus beaux tubes du regretté Sam cooke. Le « lyrics » de cette chanson pathétique se termine par ces jolis mots: «Oh yes it will». Aujourd’hui, le rêve devient réalité: le changement est arrivé.
Bon courage, vous êtes le nouveau grand timonier de l’Amérique …et du monde qui aspire à la Paix.
RAZAK
MOROCCO
Créateur du personnage Bouzghiba et du prix Bouzghiba-Awards
Auteur du livre : « Au delà de l’Artifex, je dis » (paru au Canada)
Blogs personnels:
http://bouzghiba-awards. Blogspot.com
http://razak-cinema.blogspot.com
E-mail: razabder@yahoo.fr
lundi 3 novembre 2008
Dardacha-chat-19: La baraka d'Obama
-B: Vous avez publié dans l’autre blog dédié au cinéma une lettre ouverte à Obama. Cette lettre commence comme ceci: «Senateur Obama, vous êtes américain, moi je suis marocain. Un océan immense nous sépare "atlantiquement". Mais je me sens proche de vous, parce que votre combat est le mien. Vous luttez pour une Amérique beaucoup plus humaine. Les artistes de ma trempe luttent, avec leurs dons, pour un monde équitable et juste.» En la lisant dans son intégralité, on croirait que vous faites compagne en sa faveur. Croyez-vous qu’il a des chances de l’emporter?
-R: Comme je l’ai dit dans cette lettre, la bête noire reste la Fox News. Les médias influents peuvent lui créer des problèmes. A part ça, je ne vois pas qui va l’empêcher d’être le nouveau locataire de la Maison Blanche. D’autant plus, l’homme a du charisme, du punch et il parle un langage franc et cohérent. Il jouit du soutien de son parti (y compris ses émules) ainsi que d’une bonne partie de la population américaine, auxquels s’ajoutent les minorités qui ont acquis le droit de vote et puis qui voient en lui le symbole du multi ethnisme. Désormais les élections américaines intéressent le monde entier, vu les implications «post-11Septembre». Si Obama gagnait, le monde dans sa globalité serait ravi. La question délicate qui départage pour le moment les deux postulants est celle de la présence des troupes américaines en Irak. Obama a pris des risques, mais il sait que beaucoup d’américains veulent qu’on en finisse avec l’Irak. Le casse-tête irakien s’est révélé financièrement coûteux et éthiquement peu glorieux.
-B: On connaissait Obama le sénateur de l’Illinois mais pas Obama le comédien.
-R: L’avez-vous vu dans une pièce de théâtre?
-B: Lors du dîner de charité Al Smith il a démontré qu’il n’avait rien à envier aux grands comédiens.
-R: Les élections américaines, uniques au monde en leur genre, ont ce côté vaudeville. Chaque candidat doit faire étalage de tous ses dons et capacités. Ce qui mérite d’être signalé à cette occasion ce ne sont ni les paraboles ni les demi-mots échangés entre les deux candidats, mais l’idée de s’asseoir à la même table malgré l’adversité et de dialoguer avec fairplay. Cette image quelque peu idyllique par rapport à ce qu’on voit dans les pays du tiers-monde est moins irritante que les suffrages à 99,99% dont certains pays autocratiques se font une spécialité.
-B: Barack Obama joue bien au basket à ce qu’il parait.
-R: Il a plusieurs cordes à son arc. Il a aussi le don de l’écriture. Son dernier livre autobiographique "The Audacity of Hope", nous révèle un Obama pointilleux, pragmatique et humaniste. Ces vertus font partie de ce que j’ai appelé la baraka d’Obama. (en arabe le mot baraka veut dire aura et félicité).
-B: Selon vous quelles sont les causes de la crise financière qui a secoué les USA ?
-R: Elles sont multiples: les surenchères et spéculations anarchiques de la bourse et puis que les spécialistes appellent économie virtuelle, la Guerre du Golfe et les dépenses qu’elle a occasionnées, la chute dramatique du pouvoir d’achat de la classe moyenne, le laxisme des institutions fédérales en matière de contrôle, de régulation et répression de fraude boursière, bref, la crise économique a engendré une crise financière. L’ultralibéralisme prôné par Thatcher et Reagan a buté contre un mur.
-B: Certains parlent de sauvetage socialiste.
-R: Le recours aux ressources publiques pour sauver des institutions privées dans un Etat capitaliste peut être considéré comme une incongruité paradoxale. Je me demande ce qu’aurait fait McCarthy, le ténor de l’orthodoxie capitaliste, s’il avait assisté à cette débandade qui a tout remis en question.
-B: Obama président, peut-on assister à un dénouement des deux crises financière et économique?
-R: Il faudrait donner au temps le temps pour panser les blessures. Obama va inévitablement tempérer du zèle américain afin de maitriser la situation. Il doit remédier aux défaillances, colmater les brèches, ériger de nouveaux garde-fous. On s’attend de lui à un véritable protectionnisme afin de consolider les équilibres et résorber le déficit de confiance. Obama est conscient d’une chose fondamentale: l’invasion de l’Irak par la soldatesque américaine a été un non sens. Le Building-Democracy imposé aux irakiens a été nocif . L’image de marque du pays de l’Oncle Sam a été dégradée. Autre constat affligeant: la mondialisation que d’aucuns chantaient jour et nuit comme si c’était une solution miraculeuse vient de subir un des revers des plus cuisants. Un désaveu se passant de tout commentaire.
-B: Et si Mc Cain l’emportait ?
-R: C’est très improbable. Auquel cas, ce serait Bush-3 c'est-à-dire la continuité dans la rupture. Il y aurait des petites rectifications sommaires, mais sur le front de la politique extérieure tout serait comme avant, avec en sus les problèmes économiques hérités du crash de 2008. L’hémorragie financière n’a pour le moment qu’un seul garrot salutaire: il a pour nom Barack Obama, son secours vient à point nommé . En réorganisant le système, il pourrait éviter au pays de sombrer dans le pire. Par ailleurs , si pour une raison ou une autre , il est contraint d'imiter son prédécesseur cette baraka sera inutile.
-R: Comme je l’ai dit dans cette lettre, la bête noire reste la Fox News. Les médias influents peuvent lui créer des problèmes. A part ça, je ne vois pas qui va l’empêcher d’être le nouveau locataire de la Maison Blanche. D’autant plus, l’homme a du charisme, du punch et il parle un langage franc et cohérent. Il jouit du soutien de son parti (y compris ses émules) ainsi que d’une bonne partie de la population américaine, auxquels s’ajoutent les minorités qui ont acquis le droit de vote et puis qui voient en lui le symbole du multi ethnisme. Désormais les élections américaines intéressent le monde entier, vu les implications «post-11Septembre». Si Obama gagnait, le monde dans sa globalité serait ravi. La question délicate qui départage pour le moment les deux postulants est celle de la présence des troupes américaines en Irak. Obama a pris des risques, mais il sait que beaucoup d’américains veulent qu’on en finisse avec l’Irak. Le casse-tête irakien s’est révélé financièrement coûteux et éthiquement peu glorieux.
-B: On connaissait Obama le sénateur de l’Illinois mais pas Obama le comédien.
-R: L’avez-vous vu dans une pièce de théâtre?
-B: Lors du dîner de charité Al Smith il a démontré qu’il n’avait rien à envier aux grands comédiens.
-R: Les élections américaines, uniques au monde en leur genre, ont ce côté vaudeville. Chaque candidat doit faire étalage de tous ses dons et capacités. Ce qui mérite d’être signalé à cette occasion ce ne sont ni les paraboles ni les demi-mots échangés entre les deux candidats, mais l’idée de s’asseoir à la même table malgré l’adversité et de dialoguer avec fairplay. Cette image quelque peu idyllique par rapport à ce qu’on voit dans les pays du tiers-monde est moins irritante que les suffrages à 99,99% dont certains pays autocratiques se font une spécialité.
-B: Barack Obama joue bien au basket à ce qu’il parait.
-R: Il a plusieurs cordes à son arc. Il a aussi le don de l’écriture. Son dernier livre autobiographique "The Audacity of Hope", nous révèle un Obama pointilleux, pragmatique et humaniste. Ces vertus font partie de ce que j’ai appelé la baraka d’Obama. (en arabe le mot baraka veut dire aura et félicité).
-B: Selon vous quelles sont les causes de la crise financière qui a secoué les USA ?
-R: Elles sont multiples: les surenchères et spéculations anarchiques de la bourse et puis que les spécialistes appellent économie virtuelle, la Guerre du Golfe et les dépenses qu’elle a occasionnées, la chute dramatique du pouvoir d’achat de la classe moyenne, le laxisme des institutions fédérales en matière de contrôle, de régulation et répression de fraude boursière, bref, la crise économique a engendré une crise financière. L’ultralibéralisme prôné par Thatcher et Reagan a buté contre un mur.
-B: Certains parlent de sauvetage socialiste.
-R: Le recours aux ressources publiques pour sauver des institutions privées dans un Etat capitaliste peut être considéré comme une incongruité paradoxale. Je me demande ce qu’aurait fait McCarthy, le ténor de l’orthodoxie capitaliste, s’il avait assisté à cette débandade qui a tout remis en question.
-B: Obama président, peut-on assister à un dénouement des deux crises financière et économique?
-R: Il faudrait donner au temps le temps pour panser les blessures. Obama va inévitablement tempérer du zèle américain afin de maitriser la situation. Il doit remédier aux défaillances, colmater les brèches, ériger de nouveaux garde-fous. On s’attend de lui à un véritable protectionnisme afin de consolider les équilibres et résorber le déficit de confiance. Obama est conscient d’une chose fondamentale: l’invasion de l’Irak par la soldatesque américaine a été un non sens. Le Building-Democracy imposé aux irakiens a été nocif . L’image de marque du pays de l’Oncle Sam a été dégradée. Autre constat affligeant: la mondialisation que d’aucuns chantaient jour et nuit comme si c’était une solution miraculeuse vient de subir un des revers des plus cuisants. Un désaveu se passant de tout commentaire.
-B: Et si Mc Cain l’emportait ?
-R: C’est très improbable. Auquel cas, ce serait Bush-3 c'est-à-dire la continuité dans la rupture. Il y aurait des petites rectifications sommaires, mais sur le front de la politique extérieure tout serait comme avant, avec en sus les problèmes économiques hérités du crash de 2008. L’hémorragie financière n’a pour le moment qu’un seul garrot salutaire: il a pour nom Barack Obama, son secours vient à point nommé . En réorganisant le système, il pourrait éviter au pays de sombrer dans le pire. Par ailleurs , si pour une raison ou une autre , il est contraint d'imiter son prédécesseur cette baraka sera inutile.
dimanche 21 septembre 2008
Verve en trois temps/tons: la solitude
Moustaki la compare à une garce envahissante. Quand elle est au creux de son lit elle prend toute la place mais malgré l’avidité de cette abstraite courtisane il semble compatissant à ce qu’elle lui tienne compagnie. Chez Barbara la solitude est un cauchemar psychologique. On retrouve encore une fois la silhouette d’une garce mais elle est différente de celle de Moustaki. Elle a quelque chose de mortuaire. La garce renifleuse des amours mortes, vêtue d’une triste robe de moire lui fait escorte en l’empêchant de vivre sa vie dans le bonheur et la béatitude.
RAZAK
A vous de déguster la triste beauté de cette verve en trois temps/tons:
BARBARA
Lien URL http://www.youtube.com/watch?v=CYnr6GQZ9V8
Je l'ai trouvée devant ma porte,
Un soir, que je rentrais chez moi.
Partout, elle me fait escorte.
Elle est revenue, elle est là,
La renifleuse des amours mortes.
Elle m'a suivie, pas à pas.
La garce, que le Diable l'emporte !
Elle est revenue, elle est là
Avec sa gueule de carême
Avec ses larges yeux cernés,
Elle nous fait le cœur à la traîne,
Elle nous fait le cœur à pleurer,
Elle nous fait des mains blêmes
Et de longues nuits désolées.
La garce ! Elle nous ferait même
L'hiver au plein cœur de l'été.
Dans ta triste robe de moire
Avec tes cheveux mal peignés,
T'as la mine du désespoir,
Tu n'es pas belle à regarder.
Allez, va t-en porter ailleurs
Ta triste gueule de l'ennui.
Je n'ai pas le goût du malheur.
Va t-en voir ailleurs si j'y suis !
Je veux encore rouler des hanches,
Je veux me saouler de printemps,
Je veux m'en payer, des nuits blanches,
A cœur qui bat, à cœur battant.
Avant que sonne l'heure blême
Et jusqu'à mon souffle dernier,
Je veux encore dire "je t'aime"
Et vouloir mourir d'aimer.
Elle a dit : "Ouvre-moi ta porte.
Je t'avais suivie pas à pas.
Je sais que tes amours sont mortes.
Je suis revenue, me voilà.
Ils t'ont récité leurs poèmes,
Tes beaux messieurs, tes beaux enfants,
Tes faux Rimbaud, tes faux Verlaine.
Eh ! bien, c'est fini, maintenant."
Depuis, elle me fait des nuits blanches.
Elle s'est pendue à mon cou,
Elle s'est enroulée à mes genoux.
Partout, elle me fait escorte
Et elle me suit, pas à pas.
Elle m'attend devant ma porte.
Elle est revenue, elle est là,
La solitude, la solitude...
MOUSTAKI
Lien URL http://www.youtube.com/watch?v=QvFLBs9S8FY
Pour avoir si souvent dormi avec ma solitude
Je m’en suis fait presque une amie
Une douce habitude
Ell' ne me quitte pas d'un pas
Fidèle comme une ombre
Elle m'a suivi ça et là
Aux quatre coins du monde
Non, je ne suis jamais seul
Avec ma solitude
Quand elle est au creux de mon lit
Elle prend toute la place
Et nous passons de longues nuits
Tous les deux face à face
Je ne sais vraiment pas jusqu'où
Ira cette complice
Faudra-t-il que j'y prenne goût
Ou que je réagisse?
Non, je ne suis jamais seul
Avec ma solitude
Par elle, j'ai autant appris
Que j'ai versé de larmes
Si parfois je la répudie
Jamais elle ne désarme
Et si je préfère l'amour
D'une autre courtisane
Elle sera à mon dernier jour
Ma dernière compagne
Non, je ne suis jamais seul
Avec ma solitude
Non, je ne suis jamais seul
Avec ma solitude
LEO FERRE
Lien URL http://www.youtube.com/watch?v=UuHDceDUSyU
Je suis d'un autre pays que le vôtre, d'un autre quartier, d'une autre solitude.
Je m'invente aujourd'hui des chemins de traverse. Je ne suis plus de chez vous.
J'attends des mutants. Biologiquement, je m'arrange avec l'idée que je me fais de la biologie: je pisse, j'éjacule, je pleure. Il est de toute première instance que nous façonnions nos idées comme s'il s'agissait d'objets manufacturés.
Je suis prêt à vous procurer les moules. Mais...
la solitude, la solitude...
Les moules sont d'une texture nouvelle, je vous avertis. Ils ont été coulés demain matin. Si vous n'avez pas, dès ce jour, le sentiment relatif de votre durée, il est inutile de vous transmettre, il est inutile de regarder devant vous car devant c'est derrière, la nuit c'est le jour. Et...
la solitude, la solitude,...
Il est de toute première instance que les laveries automatiques, au coin des rues, soient aussi imperturbables que les feux d'arrêt ou de voie libre. Les flics du détersif vous indiqueront la case où il vous sera loisible de laver ce que vous croyez être votre conscience et qui n'est qu'une dépendance de l'ordinateur neurophile qui vous sert de cerveau. Et pourtant...
la solitude, la solitude...
Le désespoir est une forme supérieure de la critique. Pour le moment, nous l'appellerons "bonheur", les mots que vous employez n'étant plus " les mots" mais une sorte de conduit à travers lequel les analphabètes se font bonne conscience. Mais...
la solitude, la solitude, la solitude, la solitude, la solitude, la solituuuude...
Le Code civil nous en parlerons plus tard. Pour le moment, je voudrais codifier l'incodifiable. Je voudrais mesurer vos danaïdes démocraties.
Je voudrais m'insérer dans le vide absolu et devenir le non-dit, le non-avenu, le non-vierge par manque de lucidité. La lucidité se tient dans mon froc
… dans mon froc.
mardi 9 septembre 2008
Bouzghiba-2008: le compte à rebours
D’ici décembre, portez vous bien et Bouzghiba vous salue tous.
RAZAK
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