mardi 26 octobre 2010

Tableau de Razak: la sirène sculpteuse


La sirène sculpteuse
(acrylique sur papier)

vendredi 1 octobre 2010

Assassinat pictural


Assassinat pictural

Ils étaient neuf leaders mondiaux à être fusillés virtuellement par Gil Vicente, un peintre brésilien qui, ayant apparemment marre de dessiner n’importe quoi et pour n’importe qui, veut passer aux choses sérieuses. Il s’auto portraiture entrain de flinguer, à bout portant, ou d’égorger, avec un couteau acéré, des personnalités influentes du monde politique et religieux. Neuf en tout. Il en est le dénominateur commun. Un acte prémédité, et ce n’est pas l’alibi qui manque. Il est aussi net que l’épaisseur du trait. Dans cette tuerie picturale (je dirais graphique pour être précis) la véritable arme du crime n’est pas le pistolet ou le couteau que la lame que le peintre tient dans sa main, mais le fusain ou la mine de charbon avec laquelle il peaufine les silhouettes. Dans son atelier (je présume qu’il en a un de plus vaste, d’après les dimensions de ses toiles) ce justicier des arts plastiques, qui n’a rien d’un illuminé théologisé à outrance, se plait à torturer picturalement ses victimes, pour ce qu’ils ont fait. Il ne sait pas qu’en procédant de la sorte, il les immortalise, à son insu.
Gil Vicente ne fait pas de la caricature. Les dimensions anatomiques ont été respectées comme un bon élève de De Vinci pour donner en fin d’exercice une allure réaliste. Il n’y a pas de satire. Sans doute le dessinateur voulait-il éviter la voie qu’avait prise l’aventurier danois. Gil voulait prendre sa revanche sur ces dirigeants dont certains, il est vrai, se sont avérés de véritables criminels de guerre, puisqu’ils ont causé beaucoup de tort à la race humaine. Du coup, le peintre pacifique qui ne pouvait pas faire de mal même à une mouche devient un serial killer d’un genre nouveau. Et rassurez-vous, il n’est ni un fou, ni un givré. Il est conscient de l’acte artistique qu’il a commis. La preuve, il a choisi ses victimes scrupuleusement: sept présidents, un pape et un ex-secrétaire de l’ONU. Ce choix n’est pas fortuit. Il a oublié le grand espiègle barbu qui a affolé les barbouzes américains et les agents futés de la Scotland yard. Il a oublié les gros banquiers qui dictent et imposent au tiers-monde leurs desiderata. Leur réserverait-il un sort pictural bien plus retentissant?
Cet assassinat pictural commis par un artiste obnubilé par les dérapages du monde politique est le premier du genre. La Biennale de Sao Paulo en expose les preuves non pas par dénonciation ou par complicité mais par désir de montrer aux brésiliens de quoi un de leurs compatriotes était capable. Dans cette tuerie propre où il n’y a ni effusion de sang, ni cadavres à autopsier, Gil Vicente veut se venger de ceux qui, au faite de le hiérarchie administrative, commettrent dans l’impunité de graves erreurs portant préjudice à autrui. Le châtiment qu’il leur réserve est purement plastique et homothétiquement dosé selon chaque cas. Sharon le plus notoire entre tous est traîné par terre. Dans de tels traitements, on pourrait dire que l’artiste qui voulait châtier les politiques arrogants était généreux et magnanime.
La biennale de Sao Paulo est, depuis le jour inaugural, sur le devant de la scène artistique et politique. Les oeuvres graphiques de ce artiste en colère ont atteint le but visé, à savoir: créer la polémique pour faire écouler la marchandise. Depuis «l’urinoir» de Marcel Duchamp, on n’a pas vu d’aussi résigné et provocateur comme acte prémedité. Et comme à l’accoutumée, ce sont les prétendus puristes qui, faisant montre d’un puritanisme douteux, réagissent les premiers. Quitte à endosser le burnous de l’iconoclaste endurci qui a peur d’un dessin et de l’art en général. Ils exigent le retrait immédiat des cimaises de cette collection de tableaux, arguant qu’elle fait l’apologie du crime. Si c’est ainsi, il faudrait incriminer tout Hollywood et ses spéculateurs.
Gil a intelligemment calculé son coup. Il sait que plus on en parle, plus sa cote artistique va crescendo. Reste à savoir qui va acheter ces neufs tableaux réalisés entre 2005 et 2006 sous le thème "Ennemis" et qui ont la particularité de se vendre sous forme d’un «tri-triptyque» , c’est à dire un tout constitué de neuf pièces, et cela à la bagatelle somme de 260 000 dollars.
Maintenant que l’affaire est saisie par les médias les plus influents du monde et que Gil Vicente est devenu un héros, il serait drôlement intéressant que l’un des individus «flingués» picturalement par lui procède à l’achat de cette collection dont les images ont fait le tour du monde. L’heureux acheteur se verrait diminuer un peu de ses péchés, comme après un profond repentir. L’actant politique, haï par la multitude, va accéder directement à l’histoire universelle de l’art moderne grâce aux tableaux d’un artiste qui rêve de devenir un tueur. Paradoxalement, ces tableaux serviraient de passerelle. Ainsi, l’effaceur enragé deviendrait un passeur consentant, malgré lui. L’ennemi serait ami, en fin de compte. Là, tout le paradoxe.
RAZAK

mercredi 25 août 2010

LA REPRISE

LA REPRISE

L’été est la période où l'on blogue le moins. Les annuaires hébergeurs de blogs peuvent vous le prouver avec diagrammes évolutifs à l’appui. Le blogging s’amenuise en été et ne reprend son cours normal qu’avec la rentrée scolaire. Cependant, les blogs de voyages demeurent actifs. Ils sont dans leur majorité des blogs plus photographiques que graphiques. On y édite les photos (parfois sans légende) des lieux visités et des gens rencontrés. Les mots laissent la place aux pixels JPEG dont la blogosphère est si friande.
Pour notre cas, le répit était dicté par d’autres impératifs qui n’ont rien à voir avec les voyages. Le succès de notre deuxième blog Razakcinema (1er au Top Ten sondage thématique établi par Wholinkstome, voir dépêches précédentes) nous imposait un certain décalage pour savourer les délices de cette démarcation. Les éditions de «posts» se sont raréfiées, que ce soit pour B
ouzghiba-Awards ou pour Razakcinema. Comme pour un alpiniste qui atteint le sommet de la montagne et qui fait une petite sieste sur la crête, ce repos était nécessaire et vivifiant pour la reprise. Les autres impératifs sont purement artistiques. D’abord, il fallait trouver un tréteau pour ma dernière création dramatique Al Hait (le mur) et une cimaise pour mes travaux picturaux. Cette pièce en deux actes a été rédigée au mois de février 2010. L’envie d’écrire des choses romancées nous avait mis à l’ouvrage. La pièce théâtrale fut immédiatement suivie par d’autres créations dont notamment:
-Le vidéographe justicier (un récit de science-fiction),
-Présence des sens et de l’esprit (recueil de nouvelles),
-Boumanjel le gaucher (un roman avec ancrage historique).
RAZAK

jeudi 6 mai 2010

Razakcinema aux premières loges (classement établi par Wholinkstome)

Le sérieux finit par payer. En effet, après l’honorable deuxième place du Top-10 obtenue l’année dernière par notre 1er blog : www. bouzghiba-awards.com (le classement étant établi par la société américaine WHOLINKSTOME qui fait du Ranking sa spécialité) c’est le tour de notre 2eme blog www.Razakcinema.com de gouter aux délices de la notoriété. Cette fois, c’est à travers Yahoo que l’analyse du contenu est établie. D’après un récent sondage réalisé par WHOLINKSTOME et selon ses propres critères, il caracole en tête.
Nous en remercierons tous les internautes des quatre coins du monde qui font de l’accès à nos pages Web un rituel d’enrichissement culturel. C’est à travers leurs clics quotidiens que le journalisme électronique auquel nous nous adonnons trouve de la valeur.
Razak