mercredi 3 janvier 2007

Razak interviewé par Bakkali sidi Ahmed à propos de Bouzghiba 2006

Razak (photo ; Essafi Khammar )
INTERVIEW AVEC RAZAK LE GENITEUR DU PERSONNAGE HOMORISTIQUE BOUZGHIBA ET CONCEPTEUR DU PRIX BOUZGHIBA
Q : Pour la deuxième fois consécutive et après avoir auréolé l'année dernière l'artiste australienne Patricia Piccinini , vous décernez votre trophée symbolique à l'équipe de l'émission "C'est pas Sorcier" que produit et diffuse FR3. Quelles sont les raisons et les motivations qui vous ont poussé à faire un tel choix ?

Razak: "C'est pas Sorcier" est une émission très réussie. Le concept est séduisant . Son humour et sa préciosité documentaire sont le dièse indispensable qui m’a conduit à décerner le Bouzghiba 2006 aux animateurs de cette émission . Les trois mousquetaires que sont Jamy Gourmaud , Sabine Quindou et Frédéric Courant épaulés par un staff technique très performant méritent qu’on leur dise bravo . Ainsi , avec cette émission de décryptage scientifique , les phénomènes les plus complexes (transmission télévisuelle , fonctionnement d’une centrale nucléaire, fabrication du caoutchouc…) deviennent à la portée du profane . Il faut avoir du culot pour le faire . Ce magazine de la science et de la découverte doit son enviable longévité à l'esprit d’équipe , aux thèmes choisis et surtout à la bonne humeur qui se dégage de l'émission . C’est une école itinérante qui s’adresse à tous les publics de tous les âges . Avec "C’est pas Sorcier" les technologies de pointe , les sciences et les arts deviennent un jeu attrayant de transmission du savoir . "

Q :Quelle portée voulez- vous donner à votre message .Est-il bien reçu et hautement médiatisé . En termes clairs quels sont les échos chez les différents publics ?

Razak:"Pour une première édition c’est pas mal .Vous savez , il est très difficile de faire unanimité médiatique dès le premier coup surtout quand on lance pour la première fois un Award symbolique et qui n'ambitionne que d'auréoler les vrais créateurs, indépendamment de leur fortune ou infortune , leur croyance ou appartenance ethnique .Patricia Piccinini que j'avais désignée l'artiste de l'année 2005 n'avait pas besoin d'argent .Elle en a suffisamment puisque sa cote ne cesse de monter. Mais un signe élogieux de la part d'un critique d'art marocain qui n'a jamais cherché à faire fortune sur le dos des artistes , lui ferait plaisir . "

Q: Contrairement aux prix qui sont généralement octroyés par des organismes à vocation lucrative, vous avez choisi une voie différente de ces derniers. Vous avez opté pour le symbolique en offrant à l'heureux lauréat une de vos oeuvres ; un tableau .Ceci dit entre parenthèse votre trophée a le mérite d'attirer l'attention sur certaines valeurs en perdition . Comment expliquez-vous tout cela ?

Razak :"Les gens en ont marre de ces prix ultra lucratifs où les membres de jury sont payés pour consacrer la médiocrité . J’en ai vu de plus déviants,chauvinistes et folkloriques . Les critères de sélection pour le Bouzghiba Award sont très simples : les lauréats et lauréates feront partie du collectif dont un livre d'art lui serait consacré sous le même titre Bouzghiba Awards . Ainsi , si Bouzghiba 2006 est un Award de démystification celui de 2006 se voudrait de conscientisation et de vulgarisation via le didactique et le ludique . On instruit en divertissant . N’est-ce pas la vocation de Bouzghiba lui même ?"

Propos recueillis par : Bakkali sidi Ahmed





RAZAK : ACTIVITES CULTURELLES ET JOURNALISTIQUES

1972-Crayonnage d’inspiration classique (Ecole esthétique de la Renaissance).
1973 –Premiers textes littéraires (poèmes, nouvelles ,essais … )
1976-Activités cinéphiliques (ciné-clubs des centres culturels étrangers …)
1983-Publication de billets artistiques dans les journaux marocains.
1986-Dessins estivaux à Marbella (Espagne).
1989-ExposItion rétrospective décennale à Agadir. Stage scénaristique ( FIFR).
1990-Participation à « ART EN DIRECT » (Palace Regency ) et réalisation de la toile logo-graphique de ce Happening International (oeuvre détenue par l’Ambassade de Hollande au Maroc ).Organisation des « JEUDIS DU RAMADAN » (Galerie Nadar , Casablanca ).PREMIER PALMARES SYMBOLIQUE DES ARTS.
1991-Exposition du florilège illustré « AU GRE DU PINCEAU ET DE LA PLUME » ainsi qu’une « MURALE CRITIQUE » (Centre Culturel Maârif, Casablanca) .Publication d’un roman-feuilleton « L’HOMME SANS OMBRE » (Libération) .Exposition collective « JEUX MONDIAUX DE LA PAIX» . DEUXIEME PALMARES SYMBOLIQUE DES ARTS.
1992- Exposition Peinture Humoristique autour du personnage pictural Bouzghiba (Goethe Institut , Casablanca ) . Récital de poésie (émission « TRANCHE DE NUIT » ( RTM) avec la participation du guitariste Akkaf ,du luthiste Houry Azzouz et du comédien Faouzi Bensaidi. TROISIEME PALMARES SYMBOLIQUE DES ARTS. Ebauche d’une méthode analytique pour artistes et critiques d’art présentée au public sur les ondes de la Radio Nationale. Envoyé spécial du journal Al Bayane pour couvrir les évènements culturels tels que : Les Rencontres du Cinéma Africain de Khouribga , le Colloque National du Théâtre et le premier festival Maroc-Arts 92 de Marrakech .
1994-Participation au festival du dessin animé CINANIMA (Espinho ,Portugal). Participation à la Biennale des Jeunes Créateurs d’Europe et de Méditerranée (Lisbonne, Portugal). Participation à la Rencontre du Film Documentaire (Odivelas ,Portugal ) . Récit de voyage : « Voir Porto et écrire » .
1995- Performance TAMAZOUGE (alliage d’arts graphiques et de céramique, Ateliers el Oulja , Salé). Publication du livre : « AU DELA DE L’ARTIFEX ,JE DIS » (Edi. Maximes, Montréal, Canada) . Projet : « FESTIGNAW OU LE PATRIMOINE REVISITE » (lancement par voie de presse) .Hommage à ENNIO MORRICONE (avec présence du compositeur Andrea Morricone fils du grand maestro italien qui a créé avec Sergio Leone des merveilles de cinéma).
1996 : « CONFIDENCES LITTERAIRES » : programme de trois émissions consacré par une radio canadienne à l’étude de l’ouvrage « AU DELA DE L’ ARTIFEX , JE DIS » avec la participation de comédiens montréalais (Théâtre de l’Aube) . Rediffusion partielle de ce programme sur « VOL DE NUIT » (Radio Nationale) .
1997-Dedicace du livre « AU DELA DE L’ARTIFEX, JE DIS » à la grande diva du folksong Joan Baez.
1998-« LE CINEMA COLONIAL OU LE MIROIR DEFORME » ( 32 chroniques cinématographiques parues dans le journal l’Opinion) . Portrait par POPAS le caricaturiste roumain qui dessine plus vite que son ombre .Conférence donnée sous le thème : « L’ ART AU SERVICE DE L’ENVIRONNEMENT » à la Faculté des Sciences Humaines de Tétouan sous l’égide de l’Association Nationale des Techniciens des Travaux Publics. Projet : « RUE’ART » (manifestation au service de la protection de l’enfance et de l’environnement, un aperçu général de cette manifestation socioculturelle a été donné au public par le biais de l’émission « VOL DE NUIT » RTM, vendredi 6 mars 1998).
1999 : Projet : « L’ AN DEUX MILLE MUSICALEMENT »
2003- Hommage à Amitabh Bachchan la méga-star du cinéma indien (Palace Mamounia, Marrakech).
2005-« TESSALATION ET PAVAGES » (études sur les techniques de mathématisation de l’art mauresque). PRIX BOUZGHIBA 2005 décerné à PATRICIA PICCININI .
2006 : Monographie sur le cinéma indien au Maroc (en cours d’élaboration avec les confrères Allal et Essafi). PRIX BOUZGHIBA 2006 décerné aux animateurs de l’émission TV : « C’EST PAS SORCIER ».

CHRONIQUES ET RUBRIQUES CULTURELLES
Publication sous différents pseudonymes (R-assedik , Abdelhak Arâari, Abou Youssef-M , Ali Akkad …) de plusieurs centaines d’articles , dossiers, chroniques , billets artistiques et d’interviews durant les deux dernières décennies sur les arts tous genres confondus .
RUBRIQUES : « A VOIX NUE », «OBJECTIVEMENT VOTRE », « PRESENCE », « POINT DE MIRE », « DE SCENE ET D’ECRAN » . Dessins pour « Le Cinéphile Eduqué » ainsi que de nombreuses illustrations et caricatures parues dans la presse .

Jamy , Fred et Sabine: les trois mousquetaires au service de Sa Majeste le Savoir

Le Trophee du Bouzghiba Award 2006

Bouzghiba Award 2006
FRED ET SABINE: LES TROIS MOUSQUETAIRES AU SERVICE DE SA MAJESTE LE SAVOIR

Jamy , le pédagogue de C’est pas Sorcier dit que pour préparer une émission, il fallait en moyenne 6 semaines . C’est une émission de rude labeur . Mais le trio qui la fabrique semble prendre du plaisir à la faire durer .Il existe même une version sous-titrée pour malentendants .Les reporters risquent parfois leur vie dans la manipulation d’engins dangereux ou en étant perché à une tour vertigineuse. Il faut avoir l’estomac bien accroché pour faire de la haute voltige sur un planeur ou grimper le Mont Blanc. Jamais émission TV n’a utilisé autant de maquettes de vulgarisation . Sincèrement, l’émission C’est pas Sorcier devrait être citée dans The Guinness Book, le livre des records, pour le nombre le plus élevé de maquettes employées dans les démonstrations scientifiques . En 2004 , lorsque l’émission a soufflé sa dixième bougie, Le bilan décennal a été plutôt flatteur . Jugez-en par ce qui suit :
« 320 sujets abordés… 2 240 maquettes réalisées… Plus de 1000 scientifiques, ingénieurs, techniciens ou historiens interviewés… Toutes les régions de France parcourues, ainsi qu’une bonne partie de l’Europe et plus de 40 destinations dans le monde…Avec tout ça, le célèbre camion-laboratoire de C’est pas sorcier a déjà parcouru quelque 240 000 km… soit six fois le tour de la planète ! » . Ainsi , par « pavlovisme » audiovisuel le coup de klaxon de Marcel le conducteur du véhicule , inséré dans le générique, est devenu un signal mnémonique . En entrant dans le monde fabuleux de la connaissance par la petite lucarne ,le téléspectateur Lambda ,c’est à dire la grande majorité , en sort grandi . Car à notre humble avis, rien n’est valorisant et valeureux que le savoir et la connaissance . Si l’Homme a traversé les cieux pour se poser sur la lune, c’est par ce besoin pressant et impérieux d’assouvir sa curiosité . Il voulait se voir augmenté .
Notre trophée est un tableau de notre création. Il n’est pas aisé de décerner des prix symboliques de ce genre surtout lorsque les lauréats sont issus de milieux différents et disciplines diverses que seul l’humour réunit . C’est en somme un trophée créatif .Il ne se conçoit pas au pif . Ainsi, pour le Bouzghiba 2005 nous avons peint un personnage aux traits physionomiques indéchiffrables. Cette vision abstractive semble assez proche de ce que donne à voir l’artiste lauréate Patricia Piccinini. Par contre pour l’équipe de C’est pas Sorcier , il fallait creuser les méninges , car on a affaire à des as de la communication .Or , comme nous travaillions sur le thème des Pavages et Tesselations, les recherches sur les techniques de mathématisation de l’art mauresque nous ont largué dans le monde fantastique de l’art paradoxal . Escher le hollandais et Dali l’espagnol en ont laissé des chef-d’œuvres inoubliables .Alors nous avons dessiné deux mains qui se parlent , un carré magique et un cube paradoxal. Jamy pourrait vous expliquer aisément que dans le carré magique la somme arithmétique reste la même c’est à dire :15 et ceci quelque soit le sens du calcul , horizontalement, verticalement ou diagonalement . Le cube paradoxal est un trompe- l’oeil si bien connu des amateurs de l’art paradoxal . Que toute l’équipe de C’est pas Sorcier trouve dans cette modeste composition le signe d’un reconnaissance pour le beau travail accompli et la motivation d’aller encore de l’avant , car il y’a toujours des sujets à expliquer , des gags et de belles choses à partager . Comme nous l’avions déjà écrit dans le livre « Au delà de l’Artifex, je dis » (paru au Canada) , anthropologiquement « l’Homme est tellement vaste ».
RAZAK



Bouzghiba Award 2006


LE PRIX BOUZGHIBA 2006 DE L' HUMOUR DECERNE AUX ANIMATEURS DE L’EMISSION-TV « C’EST PAS SORCIER »

Au début des années 90 , le suivi assidu des activités culturelles et artistiques organisées au Maroc, nous a conduit à l’élaboration , à la fin de chaque année , d’un Palmarès Symbolique des Arts . Nous en avions émis trois , par voie de presse . Le premier Palmarès a eu lieu en 1990 ; le second en 1991 et le troisième en 1992, année charnière , où nous avions organisé au Goethe Institut de Casablanca notre exposition humoristique autour du personnage pictural Bouzghiba . Monsieur « Uni-cheveu » a reçu l’approbation et l’appui moral de nombreuses figures de l’art marocain et de la communication . Il fait parler de lui à la radio et à la télévision . Il a à son actif deux événements à caractère mondain : le happening organisé sous le thème TAMAZOUGE aux Ateliers de Céramique d’el Oulja (Salé) dans lequel nous avions tenté de rapprocher les arts visuels de l’art artisanal. Ensuite la famille Bouzghiba apparut au complet dans le journal marocain L’Opinion sous forme de figurines pour guider les cinéphiles.A la fin de l’année 2005 , nous avions lancé un Prix de l’Humour en son nom pour auréoler les performances individuelles ou collectives qui se seraient distinguées dans le domaine du rire ou seraient impliquées dans des histoires drôles . Patricia Piccinini en fut la première lauréate. En 2006 , le Bouzghiba Award revient à l’équipe performante de l’émission TV « C’est pas Sorcier ».Les Bouzghiba Awards n’ont d’ambition que de rappeler aux humains le rôle prépondérant de la bonne humeur et du rire dans la qualité de vie que l’on mène . La devise de Bouzghiba : Outrepassons nos différences par le rire et l’acceptation de l’autre.



RAZAK
BP : 8813 Rabat- Agdal, Maroc
Tel GSM: 068 488481
E-mail :razabder@ yahoo.fr
http://bouzghiba--awards.blogspot.com
http://razakcinema.blogspot.com


Le verdict tant attendu du Bouzghiba Award 2006












Voici le verdict tant attendu : le Bouzghiba Award 2006 de l'humour est décerné à léquipe performante de l'émission TV : "C'est pas Sorcier"

Bouzghiba Award 2005 dans la presse


Bouzghiba Award 2005 dans la presse (Asharq al Awsat quotidien londonien )

Bouzghiba Award 2005 dans la presse


Bouzghiba Award 2005 dans la presse (Rabat Express Hebdo )






















Le trophee Bouzghiba Award 2005


Le trophee Bouzghiba Award 2005