mercredi 29 juin 2011

Jean Michel et la jarre mirifique



JEAN MICHEL ET LA JARRE MIRIFIQUE



Mariant subtilement musique Synthé et feux d’artifice, Jean Michel Jarre poursuit son périple à travers le monde. Youtube nous tient au courant de ses dernières tournées et son site web nous informe du programme des spectacles à venir. Un long chapelet plein de promesses. On lui souhaite qu’il soit toujours en forme pour mener à bien son ardente tâche. Ce brillant musicien lyonnais, en passe de venir un citoyen du monde est un semeur de gaité dans les foules. Il mériterait qu’on lui décerne un jour un de nos symboliques Bouzghiba-Awards, pour les «pyro-liesses» et le sentiment de plénitude qu’il transmet à ceux qui le regardent jouer. De ville en ville, Michel transporte sa jarre mirifique pleine d’Aéro et d’oxygène et puis entre deux équinoxes solaro-terrestres, il donne à Téa et Téo l’occasion de jouir des splendeurs du Jardin d’Eden que bénissent les saints de la musique. Calypso a gouté à ces délices. Un jardin mirifique où les fleurs sont des notes de musique et les allées ombragées sont des séquentiels acoustiques habilement orchestrés comme dans une fête destinée exclusivement aux Muses et aux Nymphes. Une vaste étendue de champs magnétiques qui de métamorphose, en métamorphose embrase le ciel nocturne des endroits visités: Varsovie, Barcelone, le Caire, Amsterdam, Gdansk, Moscou, Londres, Hong Kong, Athènes, Tokyo, Houston, Viennes, Berlin, les Dunes de Marzouga (Lire notre chronique sur ce spectacle parrainé par l’UNESCO). Ce diable d’homme angélique est même allé jusqu’en Chine avec sa jarre mirobolante pour encenser d’oxygène les recoins multi-centenaires de la Cité Interdite. Ses méga-concerts devenus au fils des prestations des spectacles multimédias à lectures multiples, transforment la ville d’accueil en une arène scintillante. Comme un frère de la nuit JMJ y imprime sa signature électronique.



RAZAK



jeudi 23 juin 2011

Humeur: Les 32 millions moins 100 qu’on ne doit pas empêcher

HUMEUR
Les 32 millions moins 100 qu’on ne doit
pas empêcher de bouger

Y en a marre enfin de ces ses sempiternels « 100 qui font bouger … ». Cette titraille alphanumérique se balade de rotative en rotative et n’épargne ni le « N&B » , ni la quadrichromie. Le pays compte plusieurs dizaines de millions et l’on lorgne seulement sur 10 dizaines de personnes que pour des raisons faciles à deviner l’on cherche à privilégier. Celui ou celle qui a inventé pour la première fois ce subterfuge aurait dû enregistrer sa précieuse trouvaille pour jouir pleinement de usufruit des droits du copyright. Il (ou elle) aurait gagné un argent fou comme royalties, puisque de tels titres font bouger les ventes des publications. Autrefois, quand le cinéma était un facteur collecteur de sociabilité et que tout le monde allait au moins une fois par semaine au cinéma pour voir son film préféré, les journalistes en panne d’inventivité faisaient recours aux titres de films célèbres, de chansons populaires ou de comédies (Tout va bien madame la marquise, Du rififi chez les hommes …). Ils les copiaient texto pour emballer leur écrit et leur donner du tonus. Ca marchait impeccablement malgré le plagiat. Aujourd’hui, de tels recours ne fonctionnent plus, parce que ni le cinéma, ni le théâtre, ni la chanson ne sont restés comme ils étaient autrefois. Le « à jeter après usage » domine tous les créneaux et les crédos artistiques. La francophonie d’aujourd’hui pourrait être jouir de la possibilité d’écouter des chansons à texte, comme celles que Léo Ferré et Jacques Brel avaient léguées après leur disparition? Pour le monde arabe ? On ne voit toujours pas se profiler à l’horizon une diva aussi adulée que la défunte Oum Kalthoum. Il en serait de même pour le cinéma et le théâtre. Chaplin reste irremplaçable.
Rectifions, la seule entité qui fait bouger les choses est la terre. Elle le fait avec le concours des autres astres et planètes. Mère Gé est la source de tout mouvement cinétique. La gravitation universelle mise en évidence par Isaac Newton enveloppe tout le manège. La terre tourne autour d’elle-même. Elle tourne aussi autour du soleil. Et dans ce double mouvement giratoire elle fait bouger les nuages et varier les saisons. Elle fait fructifier les terres arables en augmentant les récoltes. Ceux qui jettent leur dévolu sur une centaine de personnes en oubliant leur première source nourricière se trompent da tactique. Qui font bouger par exemple l’économie mondiale: ceux que les deux magasines Forbes et Fortune caressent dans le sens du poil ou les consommateurs sans lesquels tout n’est que ruine.
Pour le cas du Maroc, ce titre porteur fait florès. Ironiquement, nous pensons qu’il serait beaucoup plus instructif de faire (usons du jargon des mathématiciens) A- Barre c'est-à-dire la négation de l’assertion et parlons plutôt des 32 millions moins 100 qu’on devrait ne pas empêcher de bouger.
RAZAK

jeudi 9 juin 2011

Liberté à NINY !


Fatalement, en cet après-midi de chien, quelque part à Casablanca dans un tribunal aux murs sales et embués de sueur, une voix fiévreuse et tremblante a prononcé son verdict : Le journaliste Rachid Niny est condamné à une année de prison ferme. Ce verdict inique est tombé comme la lame acérée d’un couperet .

Quelle tristesse ! Ce serait un avant-gout de la « démocratie » que l’on a promise au peuple marocain pour la prochaine décennie.

Ile est très probable que cette sentence serait révisée en pourvoi et en appel. Mais le monde entier saura qu’au Maroc on hésite toujours à dire bienvenue à la la vraie démocratie et à liberté d’expression.

Je ne sais pas pourquoi je pense à un refrain d’une chanson de Guy Béart qui dit :

Le premier qui dit la vérité

Il doit être exécuté.

Niny était premier en tout, en audace et en popularité. C’est pour cela qu’il doit être « exécuté » symboliquement pour servir d’exemple aux autres justiciers de la presse. Quoi d’étonnant ? Dans un bled où les médecins cultivés de service public se font matraquer par les agents de répression d’un niveau scolaire très bas, un tel jugement était prévisible.
Liberté à Niny !

lundi 9 mai 2011

Répliques de films à maditer: Reviens-Moi

Réalisateur: Joe Wright
Scénario: Christopher Hampton
D’après le roman «Expiation» d’Ian McEwan

Révélation Expiatoire

Devenue une romancière de renom, Briony Tallis (Vanessa Redgrave ) est interviewée sur son dernier roman autobiographique intitulé Expiation. Le remord la taraude de l’intérieur car elle n’a pas oublié le malheur qu’elle a causé au fils de domestique Robbie, accusé injustement d’avoir violé sa sœur aînée Lola. Pour une éventuelle rédemption, suffirait-il d’inventer des scènes de bonheur pour effacer le préjudice causé à autrui ?

-L’interviewer: Briony Taliss, j’aimerais que nous parlions de votre nouveau roman Expiation qui sort dans quelques jours pour coïncider avec votre anniversaire. C’est votre 21eme roman.
-Briony: C’est mon dernier roman.
-L’interviewer: Non vraiment. Vous prenez votre retraite ?
-Briony: Je vais mourir. Mon médecin dit que je souffre d’une maladie dont le nom est Démence Vasculaire. Cela se traduit par une série d’attaques cérébrales signifiant peu à peu: votre cerveau se dégrade, perte du langage, de la mémoire, ce qui pour un écrivain est plutôt ennuyeux. C’est pour cette raison que j’ai fini ce roman, je crois, il le fallait et c’est pour ça que c’est mon dernier roman. Curieusement voyez-vous, il serait plus exact de dire que c’est le premier et la première version. Durant la guerre quand je travaillais comme infirmière à l’hôpital de Saint Thomas, j’ai écrit plusieurs versions. Je ne savais pas comment raconter.
-L’interviewer : Parce que ce roman est autobiographique, n’est-ce pas ?
-Briony: Oui il l’est. Je n’ai changé aucun nom, le mien, y compris d’ailleurs.
-L’interviewer: Et c’était ça le problème ?
-Briony: Non, à vrai dire, j’avais décidé depuis bien longtemps de ne raconter que la stricte vérité et rien d’autre, sans rimes et sans fioriture. Mais je crois que... Vous l’avez lu… vous devez comprendre pourquoi. J’ai eu de source sûre les comptes-rendus des événements dont je n’ai pas été témoin: les conditions de vie ne prison, l’évacuation de Dunkerque, absolument tout, mais il ressortait de tout cela un sentiment de grand malaise je dois dire et en y réfléchissant, j’avais du mal finalement à comprendre l’intérêt d’une telle démarche.
-L’interviewer : De quelle démarche, pardon, de l’honnêteté ?
-Briony: De l’honnêteté ou la réalité. Parce que, en fait, j’étais beaucoup trop lâche pour aller rendre visite à ma sœur en juin 1940. Je n’ai jamais fait le trajet jusqu’à Balham. La scène dans laquelle je me confesse a été imaginée, inventée. Elle n’aurait jamais pu exister parce que Robbie Turner est mort de septicémie à Bray-Dunes le 1er juin 1940, le dernier jour de l’Evacuation. Et je n’ai jamais pu m’expliquer avec ma sœur Cecilia, parce qu’elle a été tuée le 15 octobre 1940 par la bombe qui a détruit les canalisations de la station métro de Balham. Donc ma sœur et Robbie n’ont jamais eu l’occasion de vivre ensemble ces instants qu’ils méritaient sans aucun doute et dont ils rêvaient tant et que depuis, je reconnais jusqu’à cet instant, j’ai eu le sentiment de les avoir empêchés de vivre. Mais je me suis dit: quel espoir, quelle satisfaction le lecteur pourrait-il tirer d’une fin aussi triste. Alors dans ce moment j’ai voulu donner à Robbie et Cecilia ce qu’ils n’ont pas pu avoir dans la vie. Je crois ce n’est ni par faiblesse, ni par dérobade, mais par le dernier élan de générosité que j’ai offert aux amants des moments heureux.


La structure du film est impeccable. Il n’ y a rien à dire là-dessus. Sauf un petit grain de beauté qui avec l’âge change constamment de joue. Entre «Expiation» et «Le Roi des Aulness» de Michel Tournier on retrouve une toute petite similitude: les deux protagonistes principaux Robbie et Adel sont dénoncés par des garces de très bas âge et ils ont eu la même punition: on les transfert de la prison au front de guerre pour que chacun vive son destin. Cette petite interférence littéraire prouve que dans les faits de telles alternatives ont été envisageables à cette époque de doute et de surchauffe militaire.
RAZAK




vendredi 6 mai 2011

لا لاعتقال الصحافيين



لا لاعتقال الصحافيين
كفنان وكاتب مل من تكرار المآسي والنكسات، أعلن تضامني اللامشروط مع رشيد نيني مدير جريدة المساء، مطالبا بإطلاق سراحه ، لان هذا الإجراء العقابي لن يفيد البلد في شيء ، اللهم إذا كان الهدف منه تلطيخ سمعته أمام المحافل الدولية، خاصة في هذا الظرف الدقيق الذي تمر منه الدول العربية. فقصتي من نيني لها وقع خاص، لكن لم يحن الوقت بعد لكتابتها بالتفصيل والإسهاب. اكتفي بالقول باني كنت من النقاد الأوائل الدين شعروا، في غمرة البحت عن المواهب الواعدة، بقوة قلم هذا "السليماني" الحاذق. كان ذلك إبان حفل إعلان جمعية اتحاد كتاب المغرب عن الفائزين بالجوائز السنوية. كعادتي كنت مستاء من النتائج، لان نيني (أقولها بكل صدق) كان يستحق اكتر من كلمة تنويه. التاريخ أبان عن صدقية ومصداقية هذه الفرضية.
"حمار السلام" كانت هذه هي العبارة التي أثارت انتباهي وانأ استمع مقتطف من نصه الأدبي سيء الحض،الذي تمت قراءته للعموم في القاعة الكبرى، والذي أعجيني كثيرا. عند أول وهلة قلت في نفسي " هذا هو الدماغ الذي يصلح للصحافة المغربية. الكل يتحدث عن الحمام، ولا احد اهتم بالحمار". كان المحلل النفسي جاك لاكان، الفرودي النزعة يحترم الحمار ويعطف عليه. بل كان ينصح تلامذته من المحللين النفسيين أن يأخذوا العبرة من طبيعة هدا الكائن الذي يمشي على أربعة أرجل، والدي يتميز بالصمت والاستماع المفرطين. في تلك الفترة لم تكن المسافة بين نزل حسان التي احتضن الحفل وجريدة العلم تبعد إلا ببعض عشرات الأمتار. أخذت بيد الشاب نيني وذهبنا سويا في اتجاه الجريدة. لا زلت أتذكر أن في منتصف الطريق، عند وصولنا بوابة المسرح الوطني، سأني بلغة بسيطة لا علاقة لها بالنص الأدبي الذي سمعناه: "فين غادي بيا ؟""
عند وصولنا إلى مقر الجريدة العريقة، قدمته للعربي الصبان الفنان الكاريكاتوري المعروف. لماذا لم افعل ذلك مع صحافيين قدامى كنت اعرفهم؟ لأني كنت متيقنا بان الصبان المتسم بطيبوبته كان هو الوحيد الذي سيمده يد العون. لأني عشت أنا الأخر معانات كبيرة مع « أصحاب الحسنات" ،المعششون في الجرائد. بما أني سبقته في الإحباط ، لذلك لم أرد أن يضيع وقته بين الحربائيين والحساد. من حسن الحض لم يخب ضني. قد يختلف المثقف التقدمي معه في بعض الأشياء، لكن تبقى تجربته فريدة من نوعها. فمع مرور السنين استطاع نيني أن يفرض اسمه في الساحة بجدارة واستحقاق. شخصيا، لدي مؤاخذة وحيدة وسبق أن أدليت بها عندما استقبلني بمكتب الجريدة:
" لا يجب التنكر لمن أمدك يد العون في البدايات. لان الجحود رذيلة من أسوئ وأتعس الرذائل. "
عند إعداد الطبعة الأولى من جريدة "أوال" طلب مني نيني أن أساهم بمقالات باللغة الفرنسية. فعلت ذلك تطوعا مني لمساعدته على تحقيق حلمه. بعد ذلك اختفى عن الأنظار. لكن تبين من خلال الرسائل المتبادلة مع مصطفى حيران، انه كان متواجدا ببلاد المهجر. ومند "مذكرات مهاجر سري" التي نشرتها بانتظام جريدة العلم، بدأت الظاهرة النينية تبرز بجلاء. "وخزات" حيران و" مذكرات" نيني كانتا وراء الانتعاشة التي حصلت على مستوى عدد قراء جريدة العلم، خاصة عند نهاية الأسبوع.
الصحافي مصطفى حيران الذي كانت علاقته مع رشيد نيني أكثر حميمية إبان هذه الفترة المثمرة ، أصبحت أكثر جفاء . وهذا يحز في النفس. أتمنى أن يصلح الزمان ذات البين. لان الوقت ليس وقت القطيعة، ولكن وقت المؤازرة والتضامن.لان المتربصون لم يغيروا من طبعهم، و طريق الكفاح شاق وطويل.
رزاق عبد الرزاق